UDES

L’ESS de retour à Bercy et au cœur de la relance économique ?

Comme toute rentrée, celle de l’automne 2020 comporte son lot de nominations et de prises de fonction. Celle d’Olivia Grégoire au poste de secrétaire  d’État chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable fait suite au remaniement du gouvernement par le Premier ministre, Jean Castex. Cette nomination vient renforcer l’équipe de Bruno Le Maire au ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance, mettant fin à la parenthèse ouverte en 2017 d’un haut-commissaire rattaché au ministère de la Transition écologique et solidaire.

Des emplois de transition d’utilité sociale et écologique ?

L’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes), en adressant au gouvernement ses propositions pour sortir de la crise sanitaire et économique du Covid-19, a plaidé pour la création de 100 000 emplois de transition d’utilité sociale et écologique, qui « seraient définis à l’échelle régionale en fonction des spécificités du bassin d’emploi et des filières, pour répondre à d’importants besoins non satisfaits ».

La boîte à outils des entreprises et des acteurs de l’ESS

L’Udes (Union des employeurs de l’économie sociale), quant à elle, s’est rapidement inquiétée de certaines disparités de mise en œuvre des dispositifs annoncés. « Très impactées par la crise sanitaire, les entreprises de l’ESS, garantes du lien social, doivent être fortement soutenues, analyse-t-elle dans un communiqué en date du 19 mars.

À Niort, le Forum national de l’ESS fait peau neuve et présente l’ESS au service des territoires

Du 6 au 8 novembre, la 5 e édition du Forum de l’ESS et de l’innovation sociale s’est tenue à Niort sous un format renouvelé. Le « salon », qui privilégiait la présentation des structures, s’est transformé en un forum principalement tourné vers les échanges et les débats pour éclairer la question : « En quoi l’ESS et l’innovation sociale sont-elles des outils au service des territoires et des réponses aux défis de la société ? »

Vers un marché de l’emploi des cadres plus fluide

Fin 2018, l’Apec (Agence pour l’emploi des cadres) publiait une analyse des 18 600 offres d’emplois de cadres à pourvoir dans l’ESS en 2018 (en France métropolitaine seulement), ce qui représente 3,3 % de la totalité des annonces publiées par l’Apec. Un chiffre important qui pèse autant que la distribution généraliste, le secteur des activités comptables et juridiques ou encore celui de la mécanique-métallurgie. Parmi ces offres, 66 % émanent des associations, 14 % des coopératives, autant des mutuelles, et 6 % des fondations.

Un contre-manuel de sciences sociales

Cette refonte des programmes de SES, quoiqu’elle mobilise depuis plusieurs années l’Udes (Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire) et de nombreux enseignants-chercheurs, notamment de la chaire d’ESS de l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, reste difficile à atteindre, car elle remet en cause l’enseignement de l’économie « orthodoxe », ce qui soulève en France de grandes résistances.

Les contrats aidés : une remise à plat, mais laquelle ?

Contrats starter, emplois d’avenir, contrats uniques d’insertion... Les contrats aidés, destinés aux publics les plus éloignés du marché du travail (demandeurs d’emploi de longue durée, jeunes en grande difficulté...), correspondent à des emplois spécifiques pour lesquels l’embauche et l’accompagnement sont appuyés financièrement par l’Etat. En juin dernier, la Cour des comptes critiquait cette « jungle de dispositifs » qui coûtent entre 2 et 3 milliards d’euros par an et qui, selon elle, « sont loin d’avoir fait la preuve de leur efficacité ».